Sentiers de randonnée

SENTIER DE PETITE RANDONNEE

Chemin des fontaines et étangs

7,5 km (balisage jaune)

1 – La place de Dietenhofen et l’ensemble des salles Saint-Fortunat occupent l’emplacement de l’ancienne villa gallo-romaine qui donna son nom à Flavignac (Domaine de Flavinius). D’importants vestiges, datables des II-IIIe siècles, y furent repérés dans les années 1970.

2 – Sortir de la place et prendre à gauche dans la rue Pasteur baptisée ainsi depuis une cinquantaine d’années. Du Moyen Âge au début du XXe siècle, elle fut la principale rue du bourg. Sur la droite, maison à étage de la fin du XVe siècle, typique des maisons de bourg de la fin du Moyen Age. Tourner à droite pour prendre la rue Haute du Bourg. Au bout de la rue, tourner à gauche sur le RD 20 (Prudence !), puis prendre à droite la route du Cheyroux.

3 – Le village des Cheyroux appartenait au XIIe siècle à l’abbaye de Solignac. Ancien lavoir à droite en sortant du village.

4 – Le village de Beyrand, comporte plusieurs bâtisses anciennes dont une maison de maître, un peu à l’écart, qui fut la demeure au XVIIIe siècle d’un juge des Cars.

5 – Le relais de télévision des Cars domine la forêt et le bourg du même nom niché dans la vallée de l’Arthonnet. 600 m après le village de Beyrand, le chemin oblique brusquement vers l’est : il suit alors la limite entre Flavignac et Les Cars. Il s’agit d’une portion d’un très vieux chemin décrit en 1645 comme allant et venant du lieu des Cars en la ville de Solignac. Au sud du chemin, le village du Dognon tire son nom d’une ancienne fortification médiévale disparue (“Le Donjon”).

6 – Les Flaques dépendait autrefois de l’abbaye de Solignac. Vers le nord-est, vue sur le plateau de Limoges et à l’arrière-plan sur les Monts d’Ambazac.

7 – Le lac Saint-Fortunat, mis en eau en 1973, a succédé à un très vieil étang attesté au XVe siècle. Il doit son nom à une légende selon laquelle un veau fit découvrir le crâne du saint. A cet emplacement jaillit une bonne fontaine, la Font-Brouillet (située en amont du lac, mais inaccessible). La Font-Pommier, autre bonne fontaine qui sourd sur la rive est du lac est dédiée à Saint-Paul. Les deux fontaines, objets de processions au XVIIIe siècle, étaient notamment réputées guérir la peur chez les enfants. Jolie vue sur le bourg depuis les bords du lac.

8 – Le cimetière de Flavignac, créé avant le XVIe siècle, fut longtemps appelé « le Petit Cimetière » ou « cimetière du Brouillet » ; il a fini par remplacer, dans le courant du XVIIIe siècle, deux autres cimetières : le cimetière médiéval qui entourait l’église et le « Vieux Cimetière », d’origine sans doute plus ancienne encore situé vers le haut du bourg. Au sommet de la première allée, une croix monumentale (vers 1500) porte sur son socle les armoiries de la famille de Saint-Fiel qui possédait une maison-forte située sur la colline au-dessus du cimetière à La Ribière. Ce petit château a été détruit au XVIIIe siècle.

9 – Le lavoir du Brouillet, en aval du lac, servait autrefois aux habitants du bas du bourg alors qu’une autre installation (le lavoir des Fontaines, près de la mairie) servait aux habitants du haut du bourg.

10 – L’église de Flavignac est un édifice qui date globalement du XVe (ISMH). L’original clocher hexagonal est un ajout du XVIe siècle. Le mobilier comprend plusieurs retables et sculptures des XVe-XVIIIe s. Le trésor de l’église est présenté dans la salle basse du clocher ; il est composé de reliquaires et objets liturgiques des XIIIe-XXe s. (châsse de sainte Valérie, monstrance et reliques de saint Fortunat, martyr de Rome, données à l’église par un prélat à la fin du XVIIe s., contrairement à ce qu’affirme la légende, etc.…). Sur la place de l’église, la grande maison aux volets rouges (XVe siècle, remaniée au XVIIIe et au début du XXe siècle) occupe l’emplacement de l’ancien repaire noble et fort de la famille de Flavignac qui s’est éteinte vers 1280.

DOCUMENT MAIRIE DE FLAVIGNAC. 2021

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SENTIER DE PETITE RANDONNEE

Chemin de Flavignac et de la Vallée de l’Arthonnet 14 km (flèches vertes) Variante 9 km (flèches bleues)

1 – La place de Dietenhofen et l’ensemble des salles Saint-Fortunat occupent l’emplacement de l’ancienne villa gallo-romaine qui donna son nom à Flavignac (Domaine de Flavinius). D’importants vestiges, datables des IIe-IIIe siècles y furent repérés dans les années 1970.

2 – Sortir de la place en prenant à gauche dans la rue Pasteur. Puis remonter la rue Haute du Bourg, traverser la RD20 pour prendre la rue de La Croix de Pierre.

3 – La Croix de Pierre. Cette croix de granit et le petit oratoire consacré à la Vierge marquent un carrefour de vieux chemins. Le plus important, peut-être d’origine gallo-romaine, conduisait, semble-t-il, de Saint-Yrieix à Saint-Junien et au-delà, vers le Poitou. Il paraît avoir été en usage surtout pendant le premier millénaire de notre ère.

4 – Entre La Croix de Pierre et Faye. Jolie vue vers le nord-est sur le plateau de Limoges et au fond les Monts d’Ambazac et vers le sud-ouest, les Monts et la Forêt des Cars.

5 – Le Château de Faye date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. C’est une œuvre de l’architecte Joseph Brousseau qui réalisa également le palais de l’Evêché de Limoges, l’évêché de Sées (Normandie) et divers châteaux et bâtiments à Limoges et aux environs. Il fut commandé par la famille Villoutreix de Faye qui avait succédé à la famille Loménie en 1690. Il a remplacé une ancienne gentilhommière des XVe-XVIIe siècles, qui fut longtemps occupée par la famille de Loménie. Cette dernière tirait son nom d’une terre (terra de Lolmeno, 1254) située tout près de Faye mais qui appartenait, comme la majeure partie des terres environnant Faye, à l’abbaye de Solignac : les Loménie n’en étaient que les tenanciers pour le compte de l’abbaye. A partir du XVe siècle, cependant, ils entamèrent une prodigieuse ascension sociale même s’ils n’accédèrent à la noblesse qu’au XVIIe siècle. Par la suite, des membres de la famille occupèrent des positions de plus en plus élevées dans l’administration, le clergé, la justice. Le plus célèbre est Etienne-Charles de Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, ministre des Finances de Louis XVI, puis cardinal. Outre ses nombreux titres, il fut également le dernier prévôt (prieur) de la prévôté de Faye, dépendance de l’abbaye de Solignac dont les bâtiments étaient adjacents au château. Le château ne se visite pas, mais vous pouvez avancer jusqu’aux grilles en restant sur la voie communale.

6 – Le moulin des Graules. Depuis le XIIe siècle au moins, ce moulin dépendait de l’abbaye de Solignac par l’intermédiaire du prieuré de Faye.

7 – Le pont des Graules (Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, ISMH). Ce petit monument tout en granit, qu’il est impossible de dater, existait déjà en 1552 (il s’appelait alors « la Planche de Cessat »). Il servait en effet aux habitants de Cessat pour traverser à pied sec l’Arthonnet lorsqu’ils se rendaient à Faye ou au bourg de Flavignac. Un peu en amont existait un passage à gué pour les chevaux et les chariots. Attention, les dalles peuvent être glissantes.

Variante : revenir sur vos pas vers La Borde (flèches bleues) et La Bastide (n° 12).

8 – Cessat : ce village comprenait autrefois deux domaines qui appartenaient aussi à l’abbaye de Solignac depuis le Moyen Age, mais par l’intermédiaire d’un autre prieuré, Arthout, situé sur la paroisse voisine de Saint-Martin-le-Vieux.

9 – Entre Cessaguet et la petite Estrade. A gauche de la route, le plateau est traversé par l’ancien grand chemin de Limoges à Périgueux, itinéraire d’origine très ancienne. Sur ce petit plateau, de nombreuses découvertes archéologiques (haches polies, polissoir portatif, outils de silex, dalle gravée…) attestent une occupation humaine très ancienne et très dense.

10 – L’Estrade : le nom du village évoque directement la présence, à proximité, d’une voie romaine. Il s’agit peut-être de la route déjà évoquée reliant Limousin et Périgord et qui aurait reçu une chaussée bâtie après la conquête romaine. Entre l’Estrade et Texon, échappée sur le bourg de Séreilhac.

11 – Texon : le village de Texon, qui a conservé son église et son cimetière, était le chef-lieu d’une minuscule paroisse et commune. Elle fut définitivement rattachée à la Commune de Flavignac en 1829, après avoir été brièvement unie à celle de Lavignac. C’est à la suite d’une longue bataille qui les opposa aux habitants de Lavignac que les Texonnais, faute de recouvrer leur indépendance, optèrent pour Flavignac. La paroisse appelée au Moyen Age « Texon le Pauvre » ne comprenait que deux autres villages en plus du « bourg » : L’Estrade et Eyveaux. Dominant le village, le petit cimetière conserve quelques tombes anciennes dont certaines peuvent être médiévales. Un autel taurobolique gallo-romain (IIe ou IIIe siècle, classé Monument historique) rappelle l’existence d’un ancien lieu de culte, situé peut-être à faible distance, d’origine orientale voué la déesse phrygienne Cybèle. Malgré l’usure des sculptures, on distingue une tête de taureau, une tête de bélier, un bonnet phrygien et des cymbales. Cet autel servait au sacrifice du taureau en l’honneur de Cybèle ou du bélier en l’honneur de son compagnon, le berger Athis. La pierre a été apportée, à une date indéterminée, près de l’église pour servir de reposoir pour les cercueils lors des enterrements : elle était alors couchée sur le flanc et sa face supérieure, aujourd’hui face latérale, a été gravée d’un jeu de marelle (peut-être au XVIe ou XVIIe siècle). Elle servait donc aussi à l’occasion de table de jeu. Autrefois placé devant l’église, l’autel est désormais abrité pour des raisons de conservation dans l’église qui pour des raisons de sécurité est fermée en temps normal.

L’église Saint-Pierre-ès-Liens, du XVe siècle, inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historique conserve un bénitier et des fonds baptismaux en granit, ainsi que trois autels maçonnés avec tables en granit dissimulés sous des retables en bois qui ont pu être faits ou refaits au XVIIIe siècle. Celui du maître-autel inclut de nombreux éléments en réemploi datant du XVIIe siècle. Outre ces retables, l’église possède un important mobilier en bois ciré qui lui confère un charme certain et un réel intérêt patrimonial. Le mur de façade s’ouvre par la porte d’entrée à linteau en anse de panier avec trois nervures en accolade. Il est coiffé d’un petit clocher-mur. Le mur de chevet est renforcé, quant à lui, par deux contreforts d’angle.

12 – Le domaine de la Bastide est attesté depuis le XVe siècle. Il est alors habité par les Guyot de la Bastide. Il appartient aujourd’hui à la famille de Bronac de Bougainville. Vers le Païsseix, vue sur Limoges et les Monts d’Ambazac.

13 – Place de l’Eglise : jusqu’au début du XVe siècle, la place fut occupée en grande partie par un cimetière. Tout autour se trouvaient les maisons des notables. En face de l’église, la maison aux volets rouges (XVe siècle, remaniée au XVIIIe siècle et début XXe siècle) occupe l’emplacement de l’ancien repaire noble et fort de la famille de Flavignac qui s’est éteinte vers 1280.

L’église de Flavignac (ISMH) est un édifice du XVe siècle. L’original clocher hexagonal est peut-être un ajout du XVIe siècle. Le mobilier comprend plusieurs retables et sculptures des XVe-XVIIIe siècles. Un trésor est présenté dans la salle basse du clocher. Il comprend des reliquaires et objets liturgiques des XIIIe-XXe s. (châsse de sainte Valérie, monstrance et reliques de saint Fortunat…).

DOCUMENT MAIRIE DE FLAVIGNAC. 2021

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